• 14/06/2021

Cinq amoureux du centre-ville

4 minutes

Philippe Boivin

Philippe Boivin

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La pandémie a ébranlé notre quotidien et chamboulé nos habitudes, mais jamais elle n’a mis en péril notre amour pour le centre-ville. Voici cinq personnalités influentes du monde des affaires qui, malgré les circonstances exceptionnelles, y travaillent ou le fréquentent tous les jours, ou presque.
Chantal Riopel

Chantal Riopel

Directrice générale de l’hôtel Delta par Marriott Montréal

À la tête de l’hôtel Delta de Montréal, Chantal Riopel continue de se rendre au centre-ville tous les jours pour le travail. Elle s’estime d’ailleurs grandement chanceuse.

« Puisque ma présence est essentielle au bon fonctionnement de l’hôtel, le télétravail n’est pas une option. Évidemment, à cause de la crise, mes tâches ont changé, mais j’ai la joie de retrouver quotidiennement mes collègues. Ce contact humain m’aide à demeurer positive », avoue-t-elle.

Cet état d’esprit lui fait également rêver à des jours meilleurs, après la pandémie. « Je suis de celles qui croient qu’après chaque grande crise il y a une période de réjouissances. J’imagine le centre-ville de Montréal joyeux, animé, vivant et vibrant. Il redeviendra une destination incontournable », pense celle qui se plaît elle-même à contempler les nombreux attraits de la ville.

Alexandre Forest

Alexandre Forest

Avocat associé chez Gowling WLG Montréal

Résidant à la limite sud du centre-ville, Alexandre Forest apprécie par-dessus tout la proximité de son bureau, lorsqu’il s’y rend à pied, en temps normal. Ce moment lui permet de prendre une bouffée d’air frais avant de se lancer dans ses dossiers.

Bien que la pandémie l’ait obligé à télétravailler la majeure partie du temps depuis un an, il sort encore souvent pour marcher seul ou avec sa petite famille. « Ma petite n’a que quelques semaines, mais c’est déjà une sorteuse. Quand on n’a pas le temps d’aller se promener, on profite de la magnifique cour extérieure de notre immeuble », raconte-t-il.

Fort impliqué dans le monde de la danse, de la musique et du théâtre depuis l’époque de ses études supérieures, Alexandre Forest siège présentement au CA de la Ligue nationale d’improvisation à titre de président et demeure optimiste pour l’avenir. « Je suis persuadé que la demande pour l’offre culturelle à Montréal explosera une fois que les mesures sanitaires seront allégées », estime-t-il.

Eva Hu

Eva Hu

Propriétaire des restaurants Le Coq Frit

En plus d’offrir une vue extraordinaire sur l’action du centre-ville et un espace de vie à la fois chic et douillet, la tour Roccabella, où Eva Hu a élu domicile, permet l’accessibilité à une panoplie de restaurants.

Aussitôt qu’elle met les pieds à l’extérieur de l’édifice, au coin de la rue de la Montagne et du boulevard René-Lévesque, Eva se demande déjà où elle pourrait prendre à la volée un repas pour emporter. « Quand je marche dans mon quartier, je suis fascinée par tous ces restaurants qui défilent à un rythme fulgurant sous mes yeux », s’étonne encore celle qui participe activement à cette abondante offre alimentaire avec Le Coq Frit.

C’est d’ailleurs en pleine pandémie qu’Eva Hu a bravement ouvert la succursale du 1800, rue Sainte-Catherine Ouest, qui s’ajoute à l’originale, un petit comptoir sympa bien établi dans le Quartier chinois. « Puisque je suis constamment appelée à me rendre à mes restaurants, habiter le centre-ville n’est pas un luxe, mais bien une nécessité », explique la femme d’affaires.

Alain Creton

Alain Creton

Propriétaire et fondateur du restaurant Chez Alexandre

Installé à Montréal depuis 1967, Alain Creton accueille le tout premier client au restaurant Chez Alexandre en 1977, une chaleureuse brasserie française qu’il fonde sans penser que ses cuisines seraient toujours aussi animées près de 45 ans plus tard.

Premier président de la Société de développement commercial du centre-ville, Alain Creton n’aurait pu s’imaginer vivre ailleurs. « Le centre-ville aura été témoin de plusieurs de mes aventures professionnelles, mais aussi de ma plus grande réussite: ma famille », confie le sympathique homme d’affaires qui a élu domicile, il y a bien longtemps, en plein cœur de ce quartier prisé.

Pour Alain Creton, la pandémie est une occasion de redécouvrir la verdure foisonnante qui pousse généreusement entre la brique et le béton. Il avoue avoir eu l’occasion, plus que jamais, de courir sur le mont Royal. « J’en profite, car je sais qu’une fois que la population sera vaccinée, tout le monde voudra savourer un bon repas… au resto ! »

Nathalie Gagnon

Nathalie Gagnon

Associée, avocate et chef du groupe de droit des affaires à BCF

Depuis 23 ans, Nathalie Gagnon se rend à son bureau au coin de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque et elle s’éprend quotidiennement de la vue à 360 degrés que lui offre cet espace stimulant sur le centre-ville. « Quand je regarde autour de moi, j’aperçois tantôt les ponts Samuel-De Champlain et Jacques-Cartier, tantôt la cathédrale Marie-Reine-du-Monde. La vitalité de ce quartier est contagieuse », affirme-t-elle.

En télétravail depuis le début de la pandémie, Nathalie Gagnon se réjouit toutefois d’habiter près du centre-ville, dans les environs du marché Atwater, ce qui lui permet de se balader dans les rues qui lui manquent tant. « Je continue à fréquenter mes commerces préférés du centre-ville qui sont ouverts, pour les encourager. »

C’est d’ailleurs dans cet esprit solidaire que l’avocate a participé activement à l’organisation de la plus récente campagne de financement pour la Fondation Jeunes en Tête, qui proposait des nuitées dans des hôtels et des repas gastronomiques préparés par des restaurateurs du centre-ville, le tout dans le respect des règles sanitaires.

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