• 19/03/2021

Elizabeth-Ann Doyle, Cofondatrice, directrice artistique et générale, MU

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David Nathan

David Nathan

Elisabeth-Ann Doyle
Depuis bientôt 14 ans, Elizabeth-Ann Doyle et les équipes de MU embellissent les murs de Montréal grâce au talent d’artistes de street art. Récipiendaire de la médaille de l’ordre de Montréal pour son implication, cette passionnée des arts n’a pas fini de faire de la métropole un musée à ciel ouvert.

En quoi consiste votre travail?

 

Je me vois comme une cheffe d’orchestre, je dois trouver les artistes qui vont réaliser les murales, mais aussi rassembler les citoyens, les propriétaires des immeubles, les élus et toutes les parties prenantes autour d’un projet artistique. Notre mission est simple: faire en sorte que l’art ait un impact positif, au quotidien, sur la vie des habitants des quartiers et sur celle des touristes. La pandémie m’a fait comprendre à quel point notre travail contribue à la qualité de vie des Montréalais.

Quel est le rôle d’une murale et comment sait-on qu’elle est réussie?

Il s’agit d’un moyen formidable de diffuser la culture. Les murales permettent aux citoyens d’avoir un accès gratuit à l’art; il est accessible partout, puisqu’il y en a plus de 150 à travers Montréal. Une murale, c’est aussi une façon de changer concrètement les choses. Je pense notamment aux Habitations Jeanne-Mance. L’image de ce complexe d’habitation à loyer modique s’est transformée grâce à ses murales. La quinzaine de murales qu’on y trouve sont devenues un attrait touristique. Dans un autre ordre d’idées, les habitants du centre-ville se sont complètement approprié la murale en hommage à Leonard Cohen (NDLR: rue Crescent). Selon moi, une murale est réussie quand elle suscite un sentiment de fierté.

Quels sont vos projets pour le centre-ville?

Nous avons plusieurs projets. En raison de la pandémie, nous avons dû, en 2020, reporter la réalisation, conjointement avec Tourisme Montréal, d’une murale au coin des rues Peel et Sainte-Catherine Ouest. Nous souhaitons réaliser un parcours déambulatoire, sur la rue Sainte-Catherine, où il serait possible d’admirer des murales au-dessus des magasins. J’aimerais qu’on commence à intégrer la réalité augmentée dans les œuvres, et qu’on développe également la baladodiffusion et les circuits touristiques. Tout cela en continuant à faire, en priorité, la promotion du talent local.