• 13/06/2021

La vie nocturne est indispensable à la vitalité culturelle

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Montreal centre-ville

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La vie nocturne
La pandémie ayant porté un dur coup à la vie nocturne de la métropole et à ses artisans et travailleurs, l’organisme à but non lucratif MTL 24/24 met les bouchées doubles pour raviver l’effervescence culturelle de la nuit.

Avec l’aide de divers partenaires et collaborateurs, comme Développement économique Montréal, MTL 24/24 souhaite, entre autres, défendre les intérêts des « usagers de la nuit », des propriétaires de bars et de clubs, des promoteurs d’événements qui se déroulent la nuit ainsi que des travailleurs impliqués dans ces activités, tous essentiels à la prospérité culturelle et économique de Montréal.

Assouplir l’heure de fermeture

L’organisme, fondé en 2017, s’intéresse notamment à la question de l’heure de fermeture des bars et des clubs, établie à 3 h. Mathieu Grondin, directeur général de MTL 24/24, explique:

« Le week-end, les gens finissent de souper vers 22 h, ils prennent un verre entre amis, et débarquent ensuite dans les bars ou les boîtes de nuit aux alentours de 12 h 30. Ils n’ont que très peu de temps pour y festoyer, ce qui les mène bien souvent à précipiter leur consommation d’alcool. On aurait intérêt à assouplir les règles un peu. »

Mathieu Grondin MTL2424
Mathieu Grondin

Il cite en exemple le parfait déroulement de la Nuit blanche, seul événement de l’année où certains bars et clubs de Montréal sont autorisés à rester ouverts et à servir des boissons alcoolisées jusqu’à 6 h. « Depuis les débuts de l’événement, aucun incident majeur ne s’est produit », déclare-t-il.

Grâce à une plus grande latitude, les établissements nocturnes pourraient également parvenir à prévenir l’exil des talents locaux. « Les clubs ne sont achalandés qu’une dizaine d’heures par semaine, en moyenne, ce qui réduit significativement les budgets alloués aux cachets des DJ et des artistes, dont plusieurs finissent par s’établir en Europe, où ils peuvent vivre de leur passion », souligne Mathieu Grondin.

L’organisme croit aussi que le fait de prolonger les heures d’ouverture pourrait aider ces commerces à se redresser après la pandémie.

À la quête de statistiques
À Berlin, les 280 boîtes de nuit génèrent des retombées économiques de 1,2 milliard de dollars par année.
Qu’en est-il à Montréal?
On l’ignore, car de telles données brillent par leur absence.
C’est pourquoi MTL 24/24 s’est donné la mission de mener les études nécessaires sur le sujet.

Survivre à la pandémie

Plusieurs établissements de Montréal et du centre-ville, dont le Upstairs Jazz Bar & Grill et le cabaret de cirque Le Monastère, ont participé à la campagne de sensibilisation La nuit, la culture vit, une initiative de MTL 24/24 qui a pour objectif de rappeler aux instances gouvernementales et à la population leur importance et leur rôle dans notre culture et notre économie, particulièrement dans le contexte actuel.

« Pour le visuel de la campagne, on a photographié des personnalités connues du nightlife montréalais dans leur établissement vide à cause de la pandémie, témoignant de l’urgence d’agir. Nous travaillons d’arrache-pied présentement pour trouver des façons de faire vivre ces piliers culturels montréalais », indique Mathieu Grondin.

Ainsi, cet été, MTL 24/24 souhaite être en mesure de mettre sur pied un ou des espaces extérieurs au centre-ville qui permettront à la population d’assister à des prestations de DJ et d’artistes en soirée, tout en respectant les consignes sanitaires prescrites.

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