• 19/03/2021

Stéphane Aquin, Directeur général du musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)

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David Nathan

David Nathan

  • © Tony Powell
Alors que la pandémie a statufié le monde de la culture, Stéphane Aquin, fort de son expérience de conservateur en chef au Hirshhorn Museum and sculpture garden,à Washington, prend les rênes du MBAM.

Comment voyez-vous l’avenir du MBAM?

 

Je suis très confiant dans l’avenir du musée. On «profite», si j’ose dire, de la pandémie pour mener une réflexion stratégique globale sur la mission du musée. Il est évident que nous devons réinventer le modèle de musée que nous voulons pour les prochains mois en privilégiant quatre lignes de force: communauté, virtualité, diversité et artistes.

Concrètement, qu’est-ce qui va changer?

 

Nous voulons développer le côté virtuel du MBAM, la pandémie a rendu cela nécessaire. Nous allons créer une application grâce à laquelle les visiteurs pourront scanner les œuvres à l’aide d’un code QR. Cela donnera virtuellement accès à l’artiste, dont l’image apparaîtra à l’écran du téléphone intelligent du visiteur, et l’artiste pourra ainsi expliquer directement son travail. Cette application permettra de développer une plus grande interaction entre le visiteur et les œuvres, et rendra l’expérience de visite plus fluide. Il ne sera plus nécessaire de suivre un parcours prédéfini, comme c’est le cas avec un audioguide. Les expositions pourront se visiter en ligne. Tout le volet de la numérisation des œuvres doit être pris en compte. De plus, nous souhaitons que le musée soit plus présent dans la ville, notamment à travers des installations publiques.

Selon vous, quand peut-on dire qu’une exposition est réussie?

 

Lorsqu’elle nous permet d’offrir un regard nouveau sur un artiste qu’on croyait pourtant connaître par cœur. C’est le cas de l’exposition Riopelle actuellement à l’affiche, qui a parfaitement réussi à apporter cette indispensable nouveauté.