Stéphane Febbrari Vermette, directeur de la Table de quartier Peter-McGill

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Emilie Vallières

Montréal Centre Ville - Espace affaires
  • © Margot Digard
Pour que des projets communautaires d’aménagement urbain se concrétisent, il faut des organisations pour les défendre au nom de tous les citoyens. Stéphane Febbrari Vermette prend ce mandat à cœur. Il veut aider les citoyens à façonner leur communauté.

Pourriez-vous nous décrirele quartier Peter-McGill ?

Le quartier Peter McGill renferme une population de 35 000 habitants. On pense beaucoup aux étudiants, mais des familles et des aînés de toutes classes l’habitent aussi. C’est également un quartier multiculturel, où les immigrants de première génération représentent 63 % de la population. Les projets futurs de ce quartier doivent donc se définir dans une perspective d’inclusion et de cohabitation de ces différentes populations. L’empowerment aussi est vraiment très important. Les résidents doivent être partie prenante des projets qui se dessinent autour d’eux.

Comment souhaitez-vous que le quartier Peter-McGill évolue ?

Comme la majorité des résidents occupent de petits logements, il faut penser à l’aménagement urbain en créant des lieux de rassemblement gratuits et accessibles à tous. Les espaces verts sont aussi très importants. En excluant le parc du Mont-Royal, la densitédes espaces verts dans Peter-McGill est de 0,5 hectare pour 1000 habitants. C’est très peu. De plus, l’accès au parc du Mont-Royal est très limité, entre autres pour ceux qui habitent le secteur de Shaughnessy Village et Victor-Hugo. Monter là-haut, c’est le projet d’une journée. On n’a pas nécessairement le temps d’y aller après le travail ou en soirée. Plus du tiers de la surface du quartier est soumise, en été, à des températures considérées comme très chaudes par l’Institut national de santé publique du Québec, ce qui indique qu’on a besoin de verdure.

Parlez-nous d’un projet dont vous souhaitez la concrétisation pour les citoyens de Peter-McGill.

Le site des jardins du Grand séminaire des Sulpiciens est très prometteur. Il y a un boisé qui remonte à l’arrivée des colons avec un bassin d’eau qui provient du mont Royal. On souhaiterait que la Ville de Montréal investisse pour que le jardin s’ouvre à la communauté. Ça pourrait vraiment faire un pôle intéressant qui se prêterait aussi bien aux activités contemplatives que sportives.